Coronavirus ; casaques de soins covid et risques de contamination

Les agents de la santé dans les établissements de soins primaires semblent être plus à risque d’infection au COVID-19 que la population générale. On pense que les principales voies de transmission du COVID-19 se font via la propagation des gouttelettes et des vecteurs de la main aux muqueuses. Les casaques de soins covid servent à réduire la propagation de gouttelettes ou d’autres liquides organiques sur la peau et les vêtements du travailleur de la santé et donc de réduire le risque de propagation secondaire aux mains puis aux muqueuses.

Quels sont les recommandations sur les casaques de soins Covid ?

Les recommandations en ce qui concerne les casques de soins covid  tournent autour l’obligation de se vêtir d’une blouse  stérile complète, souvent avec un tablier imperméable sur le dessus.

Certaines recommandations pour les réglages d’intensité plus faible tels que la consultation clinique ou l’examen dans les soins primaires ou communautaires, recommandent un tablier plutôt qu’une blouse dans le cadre d’un ensemble de protection avec masque, gants et une  protection oculaire spécifique.

Cette recommandation de tablier plutôt que de blouse a suscité des inquiétudes parmi les agents de santé primaires et communautaires qui craignent que leur protection ne soit inadéquate.

Les orientations politiques de divers organismes (par exemple, Public Health England, Organisation mondiale de la santé (OMS)) soulignent la nécessité d’évaluer le risque de contagion d’une rencontre et d’utiliser la combinaison d’équipement recommandée pour cette situation.

L'OMS distingue différents niveaux de risque

Précautions standard : pour le personnel effectuant le triage: hygiène des mains + exiger que tout patient suspecté de COVID-19 porte un masque facial;

Précautions contre le contact et les gouttelettes : pour les cas suspects ou confirmés de COVID-19 n’impliquant pas de génération d’aérosols: nécessite une hygiène des mains, un masque chirurgical, une casque de soins covid, des lunettes et des gants;

Précautions à prendre dans l’air pour les cas suspects ou confirmés de COVID-19 nécessitant une admission dans un établissement de santé et une génération d’aérosols: nécessite une hygiène des mains, un masque respiratoire, une blouse, des lunettes et des gants;

Prélèvement d’échantillons pour diagnostic de laboratoire: s’il est effectué via une génération d’aérosols, nécessite une hygiène des mains, un masque respiratoire, une blouse stérile, des lunettes, des gants et des précautions supplémentaires.

Que recommande l’OMS ?

Les directives de l’OMS recommandent des blouses, et non des tabliers, pour les générations d’aérosols et les non générations d’aérosols dans toutes les circonstances sauf le triage initial.

Pour les précautions contre le contact et les gouttelettes, la recommandation est une blouse propre, non stérile, à manches longues ainsi que des gants.

Pour les générations d’aérosols, le guide stipule: «porter une blouse et des gants propres, non stériles et à manches longues. Si les blouses ne sont pas résistantes aux liquides, les agents de santé devraient utiliser un tablier imperméable pour les procédures susceptibles de créer des volumes élevés de liquide pouvant pénétrer dans la blouse.

En d’autres termes, il n’y a aucune situation pour laquelle l’OMS recommande un tablier en plastique du type fourni au personnel de soins primaires au Royaume-Uni. Les directives des CDC des États-Unis indiquent que les organisations confrontées à de graves pénuries de blouses peuvent utiliser des tabliers jetables en dernier recours, reconnaissant qu’ils ne peuvent être considérés comme des équipements de protection individuels.

Utilisation de blouses périmées au-delà de la durée de conservation désignée par le fabricant

La majorité des casques de soins covid n’ont pas de durée de conservation désignée par le fabricant. Cependant, on peut envisager d’utiliser des blouses qui ont dépassé leur durée de vie désignée par le fabricant. Si aucune date n’est disponible sur l’étiquette de la blouse ou sur l’emballage, les établissements doivent contacter le fabricant.

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